LA BATAILLE DE LA HONTE : DEUX PRÉSIDENTS QUI SE BATTENT ACCROISSENT LES DIVISIONS AU SEIN DE LA RÉPUBLIQUE
Ce texte dénonce la confrontation entre anciens et nouveaux présidents comme une dérive dangereuse qui fragilise la République. Il appelle à instaurer des obligations constitutionnelles de respect mutuel entre dirigeants afin de préserver la stabilité nationale. L’auteur insiste sur le fait que les rivalités politiques ne doivent jamais dégénérer en haine, violence ou pratiques criminelles. Il invite également le pouvoir en place à éviter les discours accusateurs qui divisent davantage. Enfin, il rappelle que seule une justice indépendante doit traiter les fautes éventuelles, et que l’unité nationale reste la condition essentielle pour construire une République forte et durable.


LA BATAILLE DE LA HONTE : DEUX PRÉSIDENTS QUI SE BATTENT ACCROISSENT LES DIVISIONS AU SEIN DE LA RÉPUBLIQUE
Cela devrait être un crime contre la République, inscrit dans nos lois, car il est inacceptable, pour un pays qui se veut grand, de voir un ancien président combattre le nouveau président, et vice-versa.
L’ancien président devrait avoir une obligation constitutionnelle de soutenir le nouveau président, et le nouveau président une obligation constitutionnelle de respecter et d’honorer l’ancien président.
Même en cas de divergences dans la gouvernance, la rivalité politique ne devrait jamais se transformer en haine ou en violence visant à nuire à l’autre à travers des pratiques criminelles telles que les tentatives d’empoisonnement, les coups d’État ou la rébellion.
Le nouveau président devrait également éviter d’avoir un discours qui culpabilise ou dénigre l’ancien régime, afin de préserver l’harmonie dans l’appareil politique du pays.
La bataille de pouvoir qui se joue aujourd’hui entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi devrait s’arrêter au plus vite. Joseph Kabila se doit d’agir en homme d’État et d’abandonner toute voie contraire à la République, tandis que Félix Tshisekedi devrait favoriser l’apaisement des tensions en décourageant tout discours qui amplifie la haine entre les deux parties.
Quant aux crimes que chacun pourrait commettre, la justice se doit d’agir en toute indépendance afin que chacun réponde de ses actes contre la République.
La République est plus grande que les présidents. Ainsi, nous devons tous militer pour la stabilité de la nation sur tous les plans, et nos discours doivent aller dans le sens de renforcer l’unité nationale.
Un pays divisé n’ira jamais loin.
Toute prospérité bâtie sur un fondement de conflits ne tiendra pas longtemps.
La République se construira dans l’unité.
Mon pays, ma responsabilité - Le Congo Libre